This post is also available in: English
Anycubic est une marque incontournable dès qu’on parle de résine accessible, et le fabricant étoffe sa gamme Photon Mono M7 avec une déclinaison grand format : la Photon Mono M7 Max, présentée par Anycubic en 2025 autour de 749 $. Son argument principal tient en un chiffre, un volume d’impression de 14,7 litres, doublé d’automatismes pensés pour la production en série. Sur le papier, elle vise clairement ceux qui veulent imprimer gros, beaucoup, et sans surveiller la machine en permanence.
La résine grand format a longtemps été un luxe réservé aux machines professionnelles. Avec cette M7 Max, Anycubic descend le tarif tout en gardant un plateau très généreux et une chaîne d’automatismes (recharge de résine, cuve chauffante, détections multiples) qui doit limiter les mauvaises surprises sur les longues impressions. Voyons ce qu’elle annonce.

Un très grand volume et un écran 7K
Le cœur de la M7 Max, c’est ce volume d’impression de 298 x 164 x 300 mm, soit 14,7 litres. On change de catégorie, là où beaucoup de résines de bureau se limitent à des pièces moyennes, cette machine ouvre la porte aux grands modèles d’un seul tenant ou aux plateaux entièrement remplis de figurines. L’écran, un LCD monochrome de 13,6 pouces en 7K (6480 x 3600 pixels), offre une résolution XY de 46 x 46 microns, un bon compromis pour couvrir une aussi grande surface tout en gardant du détail.
Caractéristiques techniques annoncées
Anycubic met en avant une fiche orientée fiabilité et grand rendement :
Système optique LighTurbo 3.0 : source COB, lentille de Fresnel et algorithme d’uniformité lumineuse combinés pour un éclairage homogène dans un angle serré de 3°, gage d’une exposition régulière sur toute la largeur de l’écran.
Intelligent Release 2.0 : grâce à des capteurs mécaniques, la machine mesure la force de décollement et ajuste dynamiquement la hauteur de levée à chaque couche, pour améliorer le taux de réussite des grands modèles.
Cuve à température contrôlée : un contrôle dynamique maintient la résine entre 20 et 40 °C, avec préchauffage, ce qui aide à garder une viscosité stable et des résultats réguliers, y compris quand il fait frais dans l’atelier.
Auto-alimentation et recyclage de la résine : un système d’auto-remplissage recharge la cuve en cours d’impression, tandis que la gestion du recyclage récupère l’excédent, pratique pour enchaîner les tirages.
Rails linéaires doubles sur l’axe Z : Anycubic annonce une précision de 10 microns sur l’axe Z, gage de couches régulières sur toute la hauteur.
Fiche technique
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Technologie | LCD (MSLA) |
| Écran | mono LCD 13,6 pouces, 7K |
| Résolution XY | 46 x 46 microns (6480 x 3600) |
| Volume d’impression | 298 x 164 x 300 mm (14,7 L) |
| Vitesse max | jusqu’à 86 mm/h (résine haute vitesse) |
| Épaisseur de couche | 0,01 à 0,15 mm |
| Source lumineuse | COB + Fresnel + algorithme d’uniformité (LighTurbo 3.0) |
| Axe Z | double rail linéaire, précision 10 microns |
| Cuve à résine | unibody, ~1,3 L, température contrôlée |
| Nivellement | manuel 4 points |
| Connectivité | USB / Wi-Fi / LAN |
| Trancheur | Photon Workshop, ChituBox, Lychee (à venir) |
| Poids | 24 kg |
Prix et options
Côté tarif, la Photon Mono M7 Max est annoncée autour de 749 $ en prix de lancement (899 $ prix conseillé), un positionnement plutôt contenu pour un volume de 14,7 litres avec autant d’automatismes. Anycubic propose régulièrement des packs avec résine offerte ou une station Wash & Cure pour le lavage et le durcissement, ainsi que des accessoires comme le purificateur d’air en option. À vous de voir si vous préférez la machine seule ou l’ensemble prêt à produire.

Logiciel et surveillance
Pour la préparation des fichiers, la M7 Max s’appuie sur Photon Workshop, le trancheur maison d’Anycubic, avec une compatibilité annoncée pour ChituBox et Lychee (support prévu selon les versions). Côté suivi, la machine multiplie les détections : auto-vérification avant impression, détection de résidus dans la cuve, contrôle du niveau de résine, détection d’échec d’impression et surveillance de la durée de vie du film de décollement. Autant de sécurités qui prennent tout leur sens sur un si grand plateau, où une impression ratée coûte cher en résine.





Pour conclure, cette Anycubic Photon Mono M7 Max est-elle intéressante ?
Sur le papier, la Photon Mono M7 Max a des arguments solides pour qui imprime gros ou en grande quantité : un volume de 14,7 litres, un écran 7K, la recharge automatique de résine, une cuve chauffante et un arsenal de détections, le tout autour de 749 $. Pour un atelier de figurines, un créateur qui vend ses tirages ou un passionné qui veut voir grand, elle mérite clairement le coup d’œil.
Reste à confirmer tout ça à l’usage, car la régularité de l’exposition sur une aussi grande surface, la fiabilité de l’auto-alimentation et la tenue dans le temps sont des choses qu’une fiche technique ne suffit pas à trancher. J’espère avoir l’occasion de la tester un jour. En attendant, sur le papier, Anycubic pousse la résine grand format vers un tarif qui donne envie.



